L'Aube Insoumise

Troyes : rassemblement contre la loi de “sécurité globale”

A l’appel de plusieurs organisations syndicales et politiques, un rassemblement de protestation contre la proposition de loi de “Sécurité globale” est organisé à Troyes.

RASSEMBLEMENT
SAMEDI 28 JUIN – 10 H
DEVANT LA PRÉFECTURE – TROYES

Voici le texte de l’appel commun :

Appel commun de la CGT, FO, FSU

Parti Communiste, La France insoumise

Lutte Ouvrière, MRAP, LDH

STOP à la LOI SÉCURITÉ GLOBALE 

Pour défendre la liberté de manifester, la liberté d’informer, pour toutes les libertés démocratiques, mobilisons-nous pour le retrait de la loi « Sécurité globale », contre les violences policières et pour le droit d’en témoigner.

 

Photographier, filmer, diffuser, dénoncer. Cette liberté fondamentale remise en cause par le projet de loi Sécurité Globale a malheureusement une fois de plus pris toute sa mesure lundi soir à Paris quand des forces de police ont sorti de leurs tentes avec violence des exilés pour empêcher qu’ils ne s’installent sur la place de la République. A la même occasion, des élus ont été nassés, empêchés de rejoindre l’hôtel de ville et des journalistes ont été molestés. 

Heureusement, ces scènes de violence ont été filmées.

 

Comme dans l’affaire du producteur de musique tabassé samedi soir chez lui par trois policiers. Les événements ont été filmés. Cela aidera à faire la lumière sur les faits. D’ores et déjà la « version » des policiers est contredite par les vidéos, mystérieusement les poursuites sont classées sans suite. Quid si pas de vidéo ce jour-là ? 

La loi Sécurité Globale veut interdire la diffusion des images de violences policières. Parce que nous n’acceptons pas que ce gouvernement piétine nos droits et nos libertés les plus fondamentales, nous demandons le retrait de l’article 24 qui menace directement la liberté d’information et de communication, rendant ainsi plus difficile la lutte contre les violences policières. D’autres dispositions (la surveillance des manifestations par drone, l’extension du port de caméras mobiles par les policiers ouvrant la voie à des pratiques de reconnaissance faciale) remettent gravement en cause le droit constitutionnel de manifester et de participer en toute tranquillité à des mouvements sociaux.

L’arsenal juridique existant permet déjà, et de manière plus sévère que proposé dans cette loi, de sanctionner les manquements déontologiques des policiers. Encore faudrait-il pour cela les appliquer ! Mais il est inadmissible que de telles problématiques soient exploitées à des fins de communication par un gouvernement en pleine dérive autoritaire : c’est pourquoi nous demandons le retrait pur et simple de cette proposition  de loi.

Nous appelons l’ensemble des citoyens attachés aux libertés à se mobiliser pour dire stop à la loi Sécurité Globale et les invitons à participer au rassemblement qui se tiendra

Samedi 28 novembre à 10h devant la Préfecture

Nous rappelons que le port du masque est obligatoire et invitons les participants à se munir de l’autorisation de déplacement ordinaire.

Une décision du Conseil d’Etat du 21 novembre 2020 confirme que les préfets ont reçu des instructions ministérielles afin d’autoriser les déplacements des citoyens qui se rendraient en manifestation. Il rappelle que la liberté d’expression, de manifester et la liberté syndicale sont des libertés fondamentales, et constate que le décret prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de Covid-19 n’a pas interdit les manifestations revendicatives, ce qui implique nécessairement que les citoyens puissent s’y rendre. Et ce, peu importe que le décret n’ait pas prévu de motif de déplacement à ce titre. Le Conseil d’Etat explique également la marche à suivre pour se rendre en manifestation : les manifestants « pourront invoquer un motif ” déplacement professionnel ” si la manifestation porte sur des revendications professionnelles ou un motif “familial impérieux” ou ” d’intérêt général ” si la manifestation présente un autre motif. Ils devront uniquement indiquer l’heure et le lieu de la manifestation ou son itinéraire pour permettre aux forces de sécurité intérieure d’apprécier la plausibilité du motif invoqué ».

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