Une urgence écologique…

Ci-dessous l’intervention de Julie sur l’urgente nécessité de la transition écologique,  faite lors de la réunion du 19 avril à Saint-André les Vergers.

Il y a quelques mois, nous avons atteint le moment où l’humanité consomme plus que ce que la Terre peut produire. Le changement climatique est devenu une réalité et a tendance à s’accélérer. Si nous ne faisons rien, notre écosystème, qui est le seul compatible avec la vie humaine, risque de disparaître. La banquise en Arctique se réduit comme peau de chagrin d’année en année, les catastrophes telles que les cyclones vont se multiplier.

C’est pour cela que nous devons mettre en place la transition écologique. Nous devons répondre à l’intérêt général humain face au dérèglement climatique. Et cela ne sera possible que si nous procédons à la définanciarisation de l’économie. La finance, en effet, préfère le grand rendement et les profits à la santé de tous et, pour verser aux actionnaires des dividendes plus que confortables, on délocalise les productions dans des pays peu regardants sur les normes sociales et environnementales où on réduit les coûts en exploitant les travailleurs et les ressources qu’on paie au prix le plus bas : ainsi s’accentuent les inégalités entre les pays du Nord et ceux du Sud, mais également partout dans le monde entre les peuples et l’oligarchie.

Le programme « L’Avenir en commun », qui porte les réflexions de la France Insoumise depuis un peu plus d’un an, a dans ses entrées l’urgence écologique. La première et la plus importante des mesures que nous proposons, c’est la constitutionnalisation de la règle verte : sur une année, ne pas prélever davantage que ce que la Terre peut produire ou reconstituer, ni produire plus que ce qu’elle peut supporter ; et si l’activité humaine consomme davantage de ressources naturelles que ce que la planète peut reconstituer, nous entrons en « Dette écologique ». La fondation américaine Global Footprint Network tient les comptes de la consommation et, en la rapportant à la production et au renouvellement possibles de la Terre, elle calcule « le jour de dépassement global », le jour où l’humanité a consommé tout ce qu’elle pouvait en une année sans impacter le renouvellement de la planète. En 1971, cette date arrivait le 24 décembre. En 1981, c’était le 13 novembre. En 2000, le 25 septembre et, depuis, cette date n’a cessé de s’avancer plus tôt dans l’année. L’an dernier, en 2016, nous aurions dû nous mettre en apnée le 8 août, dès le milieu de l’été. Allons-nous continuer comme ça jusqu’à la destruction totale de l’écosystème ? Il me semble bien que le bon sens et la seule échappatoire soient dans la planification écologique que propose la France Insoumise !

Un autre point du programme sera l’objectif 100% d’énergies renouvelables d’ici à l’horizon 2050, avec notamment la sortie du nucléaire et la fermeture définitive de Fessenheim – même si le décret actant sa fermeture a été publié récemment au Journal Officiel, il n’en reste pas moins fragile puisque la fermeture se ferait sous les conditions imposées par EDF, ce qui l’amènerait à 2019 – en garantissant les droits des salariés. Pour avoir connu l’explosion d’AZF, le 21 septembre 2001, du haut de mes six ans et des brouettes, pour avoir connu Fukushima en 2011, j’ose espérer que personne n’a envie de connaître de nouveau de tels phénomènes aussi dangereux sur le court, le moyen et le long terme.

Enfin, un dernier point, l’instauration de l’objectif d’une alimentation 100% biologique locale dans la restauration collective : les générations futures n’ont en effet pas à subir les dégâts que produisent sur le corps humain les pesticides et autres joyeusetés du même genre. Pour atteindre cet objectif, il nous faut cesser de bétonner les terres arables et, au contraire, sanctuariser le foncier agricole et naturel : la réforme agraire que nous engagerons facilitera l’installation des jeunes agriculteurs, ceux qui ne lorgnent pas du côté de l’agro-business ; pour eux, il s’agira de revenir à une agriculture paysanne sans pesticides, à proximité des centres urbains pour favoriser les circuits courts, la vente directe et la transformation sur place. D’autre part, le programme de la France Insoumise prévoit de limiter la concentration des terres aux mains des grands propriétaires qui ne sont plus du tout des paysans ni même des agriculteurs mais des financiers qui, non seulement augmentent les rendements à coups de phytosanitaires mais qui, en outre, stockent leurs marchandises pour ne les mettre sur le marché que lorsque les cours sont à la hausse ! Ceux-là, si on ne peut pas les dégager complètement, on peut, au moins, en limiter la prolifération, ne serait-ce qu’en stoppant les projets de fermes usines !

Le programme de la France Insoumise, contrairement à ceux qui tiennent à leurs privilèges, met l’humain au centre de son projet, afin d’avoir un avenir plus que désirable ou probable. Cet avenir sera largement réalisable si vous nous apportez votre confiance.

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