L'Aube Insoumise

Après les régionales, analyses et perspectives

LE SCRUTIN

Globalement, au niveau national :

L’abstention et les scrutins : Les élections régionales et départementales se sont terminées ce dimanche comme elles avaient commencé, de manière calamiteuse. Alors nous ne ferons pas comme tous les perroquets qui regardent déjà vers d’autres horizons, et assument d’être élus sans que le peuple, à un seul moment, ne leur ait accordé un soupçon de légitimité. 

L’important, c’est d’avoir un diable caché dans une boîte… Le RN a fait pschitt ? Ouf ! l’abstention est là, pour la gravité de circonstance, l’appel à la démocratie, et, promis, vous allez voir ce que vous allez voir, on va tout faire pour que ça ne se reproduise pas ! 

Bravo donc à toutes celles et ceux qui, par innocence, bêtise ou bien calcul, ont sabordé cinq ans de travail, ignoré les colères populaires et remis en selle les pachydermes de la cinquième République ! Et déjà on assiste au triste spectacle de qui on va présenter à la présidentielle, quelles alliances on va conclure dans l’entre-soi…

A gauche, le faible taux de participation, qui a amplifié la prime aux sortants, a évité aux responsables régionaux le désaveu qui a frappé le PS de François Hollande. On remarque que la fusion technique de la gauche en Île de France lui permet de conserver ses suffrages, sans sursaut au second tour, alors que l’alliance du premier tour dans les Hauts de France n’a pas réussi à mobiliser. 

Le taux d’abstention rend parfaitement ridicules les rodomontades des partis réformistes et il serait très hasardeux de tirer de ces élections des prévisions pour l’élection présidentielle, certainement plus mobilisatrice. Encore faut-il s’attacher à recréer cet élan d’enthousiasme qui avait suscité une grande adhésion et un effet d’entrainement en 2017. Il y avait un capitaine, un navire, et une foule d’équipage… Mais les petits cadets de l’état-major ont transformé la mer en étang !

Au niveau régional :

C’est la région Grand-Est elle-même qui est remise en cause par le désintérêt des citoyens pour cette élection. Triste record, comme le titre la presse locale, ou refus d’un cadre sans fondement ni légitimité ? Les appareils de la gauche, au sens large, en ont pourtant joué le jeu, en créant des dissensions et en exacerbant des tensions : les listes d’Aurélie Filipetti et d’Eliane Romani, ancrées dans les départements lorrains, ont réduit à la portion congrue les représentant-e-s d’Alsace et de Champagne-Ardenne, renforçant d’un côté la velléité d’indépendance et de l’autre celui d’impuissance résignée.

LA FRANCE INSOUMISE

Au niveau national :

Nationalement, la politique centrée autour d’un comité électoral qui n’a jamais rendu de comptes, et les manipulations douteuses pour faire taire les oppositions ont écarté des militants FI convaincus et aguerris, en capacité d’animer une dynamique collective. La France Insoumise a été marginalisée par son refus de s’engager dans une dynamique de présence territoriale, qui lui aurait permis de se rendre visible aux yeux des électeurs et de construire une structure et une dynamique de candidatures crédibles pour les élections législatives de l’année prochaine.

Dans ces conditions, la difficulté à trouver des candidats, à constituer des équipes de campagne, voire simplement à mener campagne, sont le symptôme grave de la démobilisation massive des soutiens et des participants de la campagne de 2017.

Pour la France Insoumise, et les partisans d’une fédération populaire, ce sont donc huit mois de perdus et des années de travail mises à mal… Il y a urgence à en tirer les leçons, si l’on ne veut pas rater l’échéance de 2022. La première est de poser que l’appareil national n’est pas infaillible et que se cacher dans des conciliabules secrets est la meilleure façon de se priver de la lucidité des militants de terrain !

Naufrage donc déjà pour les courageux qui étaient partis tout seuls, ou en alliance avec d’autres forces anti-libérales, en Occitanie, Nouvelle Aquitaine et Bretagne. Mais quelle image pouvaient-ils porter, alors que la FI n’avait aucune clarté nationale, et qu’ils étaient confrontés à une gauche de notables installée et jalouse de ses places… L’insurrection citoyenne, ce n’est pas à froid dans les urnes, en suivant les règles des institutions bourgeoises : cet oubli s’est payé cash par un échec flagrant !

Mais là où elle avait quelques « chances », la FI a-t-elle visé à changer les institutions, ou, comme bien d’autres avant elle, à les noyauter, à des fins pas très claires : ainsi constate-t-on que la fusion technique de la gauche (qui bien sûr n’est pas une vieille recette de vieille tambouille électorale) ne crée aucun sursaut au second tour, mais permet d’assurer l’élection de la garde rapprochée de Jean-Luc Mélenchon : Sophia Chikirou, Raquel Garrido. Paul Vannier, animateur du comité électoral, est aussi élu, après un parachutage dans le Val d’Oise sur lequel les militants n’ont pas eu leur mot à dire.

C’est sans doute pour cela que le Journal de l’Insoumission, dans son numéro 1710, n’hésite pas à écrire que « les listes soutenues par la La France Insoumise réalisent des scores corrects dans ce contexte ! » Or, si l’on met à part les deux régions d’outre-mer que sont la Guyane et la Réunion, les résultats ne vont guère au-delà des 11 %… d’un quart des électeurs  ! 

Une exception qui ravit sans doute le rédacteur de ce journal, Mathias Tavel, parti en campagne pour « les Pays de la Loire » avec l’ex-vert Matthieu Orphelin, devenu ex-LREM, redevenu vert (pour combien de temps ?). Avec 18 % au premier tour et une élection au deuxième tour, pour juste pouvoir se féliciter de faire partie d’un groupe d’opposition, cette grossière tambouille valait-elle de ternir la lisibilité nationale de la France Insoumise ?

Dans le Grand Est :

Nous l’avons déjà dit, la FI dans le Grand-Est a failli, et pour certains de ses membres volontairement, à construire la mobilisation citoyenne qui est le préalable essentiel à l’insurrection citoyenne, même dans les urnes.  

Dans notre région, la “gauche” toute entière a oublié le collectif !

Dans le Grand-Est, l’échec de la stratégie de l’Appel Inédit est patent.

Cachée derrière une parodie d’élection présidentielle, la France Insoumise a totalement disparu du scrutin. 

A jouer les arbitres des querelles personnelles de l’appareil social-démocrate, elle a perdu toute lisibilité et toute capacité à attirer le vote populaire… Et comme à gauche il s’est plus agi de rivalités de notables que de stratégies politiques, aucune fusion n’a pu avoir lieu entre la liste Romani et celle de Filippetti : on notera cependant que le lendemain des résultats Éliane Romani n’a aucune pudeur à se féliciter de ce que les tenants de l’Appel Inédit aient voté pour sa liste ! Les arguments prétendant placer des Insoumis-e-s au conseil régional ont donc fait long feu et les manœuvre de Caroline Fiat, Jean-Marie Brom, soutenues par le comité électoral national en la personne de Martine Billard et Paul Vannier, validées au plus haut niveau national, se sont-elles avérées contre productives et démobilisatrices !

Le fonctionnement du comité de pilotage régional a produit dans notre région les mêmes effets délétères que dans les autres régions : à côté de militant-e-s aguerri-e-s désignés (mais c’était déjà le fait du prince !), des bénévoles sans expérience ont été manipulés à hue et à dia, pour permettre des ambitions personnelles. Il est temps de revenir en toute clarté sur la pratique du tirage au sort, d’en expliquer les algorithmes et de ne pas le substituer à la légitimité de la désignation collective : désigner deux personnes au tirage au sort ne peut garantir, avec un aussi petit nombre, la représentativité de tout un groupe.

De plus, sous prétexte de confidentialité, aucune audace dans la transparence, une soumission totale aux décisions des « chefs de file » pour en arriver à des listes mal construites, mal connues, et des incidents en pagaille, que ce soit exclusions ou démissions ! Cette méfiance de la gouvernance de l’appareil régional et national envers sa base, accentuée en l’occurrence par une méconnaissance gravissime du terrain, a engendré chez les militants une très grande méfiance envers l’appareil et ses représentants : à prétendre éviter la bureaucratie, on en a créé une nouvelle dès que des opinions divergentes sont apparues. Ces pratiques manipulatrices illustrent la contradiction qui s’aggrave dans le mouvement entre les principes et les actes, avec l’effet démobilisateur qui en découle.

En Alsace, le score global de la liste Filippetti est de 5,47%, soit un tiers de moins que sur le plan régional. Les seuls endroits dans lesquels elle approche ou dépasse les 10% sont les cantons de Strasbourg, avec un score globalement inférieur de moitié à la liste Romani. La mauvaise image de la tête de liste départementale socialiste a concouru à ce mauvais résultat.

Il n’y a pas de candidat FI aux départementales, le seul en piste dans le Bas-Rhin, avec une socialiste, recueille moins de 10% des voix. En outre le brouillage des alliances aux législatives ont généré des exclusions et des règlements de compte internes dans tous les groupes partisans.

En Champagne-Ardenne, les résultats tournent autour de 8% pour la liste de l’Appel Inédit, de 8,79% dans les Ardennes à 7,57% dans l’Aube. A noter que ce résultat plus faible s’explique sans doute en partie dans ce département par la trahison du Copil régional : alors qu’il avait été négocié que la tête de liste revenait à la France Insoumise, et qu’une liste était constituée, on apprenait une semaine avant l’élection que tout était remis en cause, avec une tête de liste du PS ! Et pour couronner le tout, vu que les Insoumis locaux outrés avaient démissionné, on a cautionné la démarche en parachutant deux Insoumis d’autres départements, inconnus de tous, et qui n’ont même pas fait aux militants locaux la grâce d’une présentation.

Pour les départementales, à part dans des endroits où il y a encore eu un réel effort à la base de travail d’union, comme à Sedan où on peut se réjouir d’une augmentation du pourcentage d’électeurs en faveur des candidat-e-s que nous soutenons, les résultats sont très décevants : à titre d’exemple, dans le canton de La Chapelle Saint-Luc, le binôme LFI recueille 70 voix : dans la ville centre, notre liste aux européennes en avait 184, et Jean-Luc Mélenchon, en 2017, en comptait 974 ! 

En Lorraine, où les ténors de l’Appel Inédit étaient implantés, c’est sans surprise les meilleurs scores, mais à un niveau qui montre bien à quel point la démarche était parachutée et loin des préoccupations populaires. On notera que l’Appel Inédit est partout derrière la liste d’Éliane Romani, et qu’il ne dépasse pas les 15% des voix exprimées. Cela descend jusqu’à 8,68% dans les Vosges, où une désignation arbitraire de la tête de liste de la section départementale a entraîné le départ de militants de longue date, qui se sont ralliés à la liste de « gauche » concurrente. De quoi ajouter encore à la confusion ! 

Il est cependant un département qui reste rose, avec un peu de rouge et de vert, la Meurthe et Moselle, où miraculeusement Caroline Fiat a pu promouvoir l’union qui était impossible au niveau régional ! Et notre chef de file d’être, selon le Républicain Lorrain, de remporter une victoire sans appel avec 60,4% des voix ! Tout n’est donc pas perdu : ma région pour un canton !

La FI après ces scrutins : la dynamique du mouvement, et sa visibilité.

Ailleurs comme dans le Grand-Est, la manipulation a écarté des militants convaincus et aguerris, en capacité d’animer une dynamique collective. Nationalement, la France Insoumise a été marginalisée par son refus d’accepter que sa base s’engage dans une dynamique de présence territoriale, qui aurait pu permettre sa visibilité et de construire une structure et une dynamique de candidatures crédibles pour les législatives de l’année prochaine. 

Cette absence de capacité d’ancrage et de militantisme locaux est le symptôme de la démobilisation massive des soutiens et des participants de la campagne de 2017.

Les listes autonomes n’ont eu que des résultats marginaux, dans les secteurs ou elles se présentaient de manière autonome. La politique d’invisibilité nationale peut en partie expliquer ces contreperformances. 

L’abstention a été massive dans les rangs de la France Insoumise et chez tous les électeurs fâchés avec le système, ce qui laisse des perspectives de mobilisation, à ancrer dans une perspective de rejet du capitalisme et du libéralisme.

L’Avenir en commun, bien commun ?

Tout au long de cette période difficile, notre obstination n’a eu d’autre but que de préserver et promouvoir l’Avenir en Commun, programme collectif du peuple, et non propriété et apanage d’un candidat ou d’un clan… C’est parce que l’échéance présidentielle approche, et qu’elle sera décisive, qu’il nous appartient de dire les choses, au risque de nous tromper, certes, mais au prix de la clarté nécessaire à fonder un mouvement d’émancipation démocratique.

Il faut revenir sur la structure éclatée des groupes d’action, qui, s’ils ont le mérite de permettre une agilité dans les mobilisations, empêchent de construire horizontalement les réseaux sur les territoires où les militants développent leur action. Et le copier-coller des groupes « Nous sommes pour » nous engage déjà dans la même impasse pour les législatives que celle que nous venons de vivre lors des régionales et des départementales.

Sans convention, sans débat collectif, la campagne présidentielle du mouvement a déjà son candidat, son programme, ses porte-parole… Mais il ne faut pas se leurrer : ce qui s’est fait dans l’enthousiasme, et a échoué de peu (grâce à ceux à qui on s’allie maintenant, rappelons-le), ne se reproduira pas dans la routine d’appareil en 2022.

De multiples initiatives ont lieu en ce moment pour proposer une candidature aux présidentielles, qui représente les aspirations populaires : on ne se laissera pas duper par les appels à l’unité de celles et ceux qui la pratiquent à longueur de diatribes électorale. Mais devons-nous nous fermer, sans débat, sans démocratie, à tout ce que propose la société, ses organisations, ses mouvements ? C’est le débat qui doit se poser à tous les Insoumis, et dont la condition préalable est l’instauration de règles démocratiques débattues collectivement au sein du mouvement. 

A l’heure où certains s’étonnent que Mélenchon voie en Biden un point d’appui pour son action politique, rappelons-lui les paroles d’un autre président américain, Abraham Lincoln : « J’ai une grande confiance dans le peuple. Si on lui dit la vérité, on peut compter sur lui pour faire face à n’importe quelle crise nationale. L’important est de lui présenter la réalité des faits. »

Confiance ou fuite en avant … 2022 en dépendra !

4 réponses

  1. Drot Alain dit :

    Salut à toutes et tous,

    Je pense que publier le discours (transmis par Dominique)de JLM pour Thomas Sankara est une bonne chose.
    Les textes publiés sur le blog durant plusieurs mois sont tous une critique répétée de la FI , avec en conséquence logique le contenu du texte de l’analyse des résultats des départementales et régionales .
    Dans ce texte j’apprécie la lucidité qui permet cette formule “il nous appartient,au risque de se tromper ” .Bien sûr l’histoire départagera, néanmoins et justement pour faire l’histoire et ne pas la fausser , je pense qu’il serait intéressant de publier aussi certaines interventions de JLM ,par exemple les récentes interventions sur la Commune ,la Révolution française,le débat avec deux économistes libéraux (ce qui veut dire d’idéologie capitalistes) etc.
    Les militants de l’Aube insoumise n’ont peut être pas tous ,le temps d’écouter toutes ces interventions, et une sélection pourrait permettre de montrer des aspects très positifs et mobilisateurs et de ne pas seulement lire des textes parlant de démobilisation.(l’idéal serait de débattre si possible de ces interventions car j’ai lu trop souvent -à mon gout ,bien sûr – que JLM ne serait plus le bon représentant pour 2022). Ces publications permettraient de rééquilibrer les arguments proposés.
    Ce manque de confiance va jusqu’à rappeler (suite à un texte transmis par André) un appel pour un candidat commun aux présidentielles,qui représenterait soi -disant les aspirations populaires .
    Mais pourrait -on même, après débats ,participer à une espèce de primaire où les citoyens qui comme proposé donneraient des notes …et qui mettrait en concurrence plutôt des personnalités que des programmes .
    Notre programme n’a rien à voir ,heureusement avec les programmes de la gauche traditionnelle, nous n’avons rien à faire avec eux au niveau programmatique et donc de perspectives politiques et économiques, certes perspectives à moyen ou plus long terme.Mais notre programme amorce sans conteste un dépassement de l’actuel système.
    Il faut revenir à ce peuple (et à l’excellent article d’anti K transmis par André,qui traitait entre autres de l’illusion du peuple sacralisé et de la nécessité des partis).
    Je crois qu’à notre époque ,dans ce contexte capitaliste,le peuple, peut être un acteur politique autour d’un programme qu’il s’approprie car suffisamment radical pour améliorer significativement la vie.
    Il y a eu au fil de notre histoire , le peuple révolutionnaire qui a surgi plusieurs fois avec les plus belles idées d’égalité et de justice .Mais dans ces périodes, les puissants (dans le sens le plus large)l’ont toujours exploité ,martyrisé, pour mieux le dépasser et conserver le pouvoir, parfois d’une classe dominante à une autre,mais surtout jamais pour ce peuple.
    Cela doit nous servir..Ce fameux peuple(tellement divers du fait de ce mode capitaliste qui divise ,met en concurrence etc) devrait en quelque sorte prendre en charge la politique et en conséquence diminuer le rôle de l’Etat ,mais je pense au contraire que nous avons encore besoin de cet Etat avec toutes ses imperfections .Ce n’est certes pas moins d’Etat dont nous avons besoin mais l’inverse.
    Je suis bien sûr ,pour le dépérissement de l’Etat, mais ,pas dans ce contexte.
    Je crois qu’on est dans l’illusion dans cet appel au “peuple “.
    Il faudra changer le mode de production (comme cela s‘ est produit plusieurs fois dans l’histoire) pour modifier corrélativement nos esprits et inévitablement les rapports sociaux ,et bien sûr, le peuple sera l’acteur principal mais progressivement de ce changement.
    Maintenant,et pour terminer (ouf), êtes vous certains que les militants aguerris,de terrain auraient permis de faire mieux que ces associations entre partis qui je crois peuvent s’envisager- tout de même dans certaines limites dont il aurait fallu parler- pour des élections intermédiaires? D’ailleurs le “peuple ” ne s’y trompe pas ,car malgré ces associations , souvent dans l’absolu contre nature, cela ,jusqu’à présent n’a jamais démobilisé pour les présidentielles.
    Et si nous voulons que cela continue et s’amplifie, c’est notre rôle de militants convaincus qui peut le permettre.
    Il nous faut rendre notre programme désirable.
    Amitiés.

    Envoyé de mon iPad

  2. Jacques SIMON dit :

    Bonjour à toutes et tous,
    Encore beaucoup de bavardages. J’ai été attiré vers cet article par son titre dans l’espoir de trouver des éléments positifs dans la période qui arrive, mais j’ai été très déçu.
    Encore une fois, j’ai l’impression qu’il faut qu’on se prépare à avoir une pléthore de candidats de gauche à la prochaine présidentielle, ce qui permet d’assurer un échec en bonne et due forme. Si c’était le cas, je n’irai pas voter au premier tour (ce que je n’avais jamais fait), et encore moins au second. Je ferai alors partie de ceux “qui se désintéressent de la politique” et qu’on devrait rendre le vote obligatoire.
    Les quinquennats se suivent et se ressemblent, et nous sommes toujours dans l’attente.

    • Armand dit :

      Jacques,
      Tu t’attendais des éléments positifs. Désolé, mais tout ce que tu écris ici est négatif ! S’il y aura plusieurs candidats qui s’appellent de “gauche”, il faut avoir assez de discernement pour distinguer qui est vraiment de gauche et qui est de “gôche” !! Comment faire? En lisant les programmes, tout simplement !!
      Il y a maintenant plus de 20 ans qu’on témoigne de l’abstention massive dans les élections. Qu’est ce que ç’a donné cher Jacques? Toujours les électeurs de la droite et de l’extrême droite votent massivement. Et les autres ? Ils suivent leur paresse intellectuelle de ne pas se renseigner, ne pas lire les programmes et ensuite justifier leur absentéisme en disant que les candidats ne respectent pas leur programme ! Comment le savez-vous alors que vous ne les lisez même pas?! Or, contrairement à ce genre de justification approximative, Macron applique bien son programme qui consiste en privatisations, casse des services publics, anti écologisme, etc. Pareil pour Hollande et Sarkozy.

  3. Armand dit :

    Bonjour à tous,

    Ce texte de “Aube Insoumise” met bien en exergue les dégâts des micmacs électoraux comme une des raisons principales des échecs électoraux successifs de la FI.

    Mais les combines électorales sont-elles les causes ou bien les effets de ce qu’on peut observer, depuis des années, au niveau d’engagement sur le terrain et de la vie de tous les jours, chez les Insoumis ?

    Aujourd’hui fut le deuxième samedi où 3000-4000 manifestants battaient le pavé à Nancy pour nos libertés et contre la dictature de Macron et contre son abject passe sanitaire. Dans un combat de cette nature, je m’attendait que les insoumis soient au premiers rangs.

    Or, y avait-il dans cette manif, un seul insoumis ? Je n’en ai pas vu, au moins beaucoup que je connais personnellement (la même chose qu’en 2018, lors du mouvement des GJ), alors que c’est toujours le cas, lors des manifs syndicales.

    J’espère que je me trompe, une erreur qui me rendra certainement heureux !

    Mais si je ne me trompe pas, que pourrait-on alors conclure ? Que cette dictature, ce laisser-passer laisseraient les insoumis indifférents ?

    Et pourtant, nous avons assez d’expérience politique pour deviner que cette attaque de Caligula est sa première opération terre brûlée et une prélude pour celles, encore plus violentes qu’il se prépare à nous infliger : par exemple la destruction de notre système des retraites et celle de création d’une société Orwellienne.

    À vous de juger.

    Armand

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

aubeinsoumise@gmail.com
%d blogueurs aiment cette page :