L'Aube Insoumise

Le mouvement creuse son sillon…

Encore, et encore les samedis se répètent, le mouvement creuse son sillon dans les rues de Troyes. Rien ne semble le lasser, ni le temps, ni le peu de cas que l’on fait de l’implication que ces marches représentent, les gens sont au rendez-vous.

Cette semaine les discours étaient marqués par la rentrée scolaire.


La porte parole du mouvement en sait quelque chose, elle même étant encore enseignante.Encore, car ses prises de positions lui font évidemment courir le risque de sanction. Dans ce qui rassemble ces personnes, il y a, à mon avis, un sens aigu de la responsabilité. Contrairement à ce que les détracteurs du mouvement prétendent. En effet beaucoup font référence à ce que subissent les enfants et les jeunes, et comment ils pâtissent de ces mesures prétendument sanitaires alors qu’ils ne sont pas, les jeunes, les principaux concernés par la gravité de la maladie.

A notamment été mise en exergue l’inversion de valeurs que représente de faire peser la charge psychologique de la maitrise de l’épidémie sur les jeunes générations. Vis-à-vis de nos jeunes, de façon responsable, on ne veut pas les isoler : ce sont des personnalités en pleine construction, ils ont besoins de toutes sortes d’interactions sociales (les sorties, le sport, les loisirs), on comprend parfois, on constate, on déplore qu’ils soient incités à la vaccination… Mais quelle injonction paradoxale cela représente !

Et puis parce que c’est l’honneur de l’humanité de génération en génération de se dévouer pour ses enfants, ce n’est pas aux enfants de protéger leurs parents ! Quand cette inversion se produit dans les familles, cela peut engendrer de graves troubles de la personnalité.

Ensuite – cela a été dit aussi -, le gouvernement dénie aux parents leur rôle de conseil et d’attention à leurs enfants en imposant ses vues au sein même de la cellule familiale. Quelle perte d’autorité, quelle conflictualisation du rapport familial, lorsque un jeune de 16 ans est autorisé à se faire vacciner sans l’accord parental ! Il en va de même quand l’autorisation est donnée par la loi à un des deux parents de faire vacciner un mineur sans que soit nécessaire l’accord de l’autre parent. Enfin : l’intérêt supérieur de l’enfant, ce principe qui devrait présider à toute décision lorsqu’il existe un litige dans les actes qui le concerne, ce principe maintes fois rappelé par une jurisprudence constante ( jamais le mot jurisprudence ne m’aura paru aussi bien convenir que dans ce contexte), ce principe donc de l’intérêt supérieur de l’enfant est aujourd’hui bafoué par l’incitation aveugle à la vaccination.
Voilà en résumé, non pas tant la teneur exacte des discours mais bien la trame et ce qu’ils m’ont inspiré. Car je crois que plus que de l’information, c’est de la réflexion et de la motivation qu’il faut chercher et renouveler au fil de cette longue séquence de samedi en samedi.

Plus concrètement des actions ont été proposé aux parents en cette rentrée :

Vis-à-vis du gouvernement des recours d’avocats existent, il est possible d’y participer avec Maitre Di Vizio ou encore Maitre De Brusa * …(*) ndlr : ces deux personnages et leurs actions ont été nommément cités, l’honnêteté rédactionnelle commande de relayer l’info. Je suis conscient cependant de la controverse que peuvent susciter les milieux dans lesquels prospèrent ces professionnels du droit. Je vous demande de vous intéresser au fond plutôt que de vous laisser aller à la pensée marabout de ficelle trop simpliste que j’ai déjà dénoncée.

Autre chose ; il a été réaffirmé que les masques ne sont pas obligatoires dans les cours de récréation. Que si cela n’était pas respecté, il fallait se plaindre aux directeurs ou aux directrices de d’école.

Le parcours a encore fait le tour de la ville, passant par la place Jean Jaurès, la rue Emile Zola, la place de Mairie où d’autres discours ont suivi.


Je retiens d’abord celui de la porte parole qui est revenue sur la difficulté d’enseigner en étant privée de la communication non verbale par l’usage du masque. Les mots de parents ont été accroché au grille de la Mairie comme autant de petits papillons-bouteilles à la mer. Un chef d’entreprise a pris la parole pour inviter à la bienveillance et à l’attention vis a vis des subordonnés dont ils ont en partie la responsabilité. Bon, il s’est fait copieusement huer ensuite lorsqu’il a commencé à plaindre le Président de la République : cette fois le mot d’ordre “Macron Démission” a fusé ! mais ce chef d’entreprise aura été écouté … Respect de la pluralité d’opinion et contradiction démocratique.

J’ai été plus attentif aux pancartes sous l’angle polémique de la question antisémite : je n’ai rien vu de choquant. Tout au plus une personne d’un âge certain qui porte cet écriteau faisant référence aux loi antisémites de collaboration en France …

Elle fait un parallèle entre interdiction d’accès faute de passe-sanitaire en 2021 et l’interdiction d’accès faites aux Juif(ve) en 1942.
Mais je ne l’ai pas interpellée, je ne sais donc pas vous dire si elle témoigne d’un récit personnel. Comme son age visiblement pourrait le laisser entendre …Cependant je pose ici la question : qui sommes nous pour juger, sonder les cœurs, les esprits ?

Dans les manifs du samedi nombreuses sont les références au récit légendaire de la résistance française (Croix de Lorraine, etc.). Il n’y a rien d ‘étonnant alors que les manifestants qui rédigent des pancartes se réfèrent à cette période.

Fin du cortège et dispersion Place de la Préfecture, on s’est compté environ 900. Rendez-vous samedi prochain 13h pour un pique-nique citoyen sur la place de la Mairie carrément ! Puis retour en cortège de nouveau Place de la Libération, toujours à 15h.

Rien, ils ne lâcheront rien !

Alain

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