Les forces armées stationnées à Cochabamba

Ci-dessous, traduit par nous, un article du media citoyen bolivien Primera Linea…

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Ou les manoeuvres de l’extrême-droite bolivienne pour organiser des élections qui n’auront de “libres” que le nom !

Le MAS sera interdit. Les nouvelles autorités du Tribunal suprême électoral (TSP) ont reçu l’instruction expresse de retirer la personnalité juridique du Mouvement pour le socialisme d’ici au 24 décembre, raison pour laquelle les autorités autoproclamées “ont ordonné aux militaires de ne laisser entrer ou sortir personne de Cochabamba”.

Des sources dignes de foi confirment le déplacement de contingents des départements de Santa Cruz et de La Paz, qui se sont rendus les jours précédents à Cochabamba, afin de resserrer l’encerclement jusqu’à la ville de la vallée.

Dans le cadre d’une action coordonnée, après que le nouveau Tribunal électoral suprême aura prononcé la déchéance du Mouvement pour le socialisme, les forces armées encercleront la ville et empêcheront la mobilité des gens en direction de La Paz.

“Le nouveau tribunal électoral doit procéder à la radiation du MAS. Ils vont devoir statuer sur un parti politique qui a commis une fraude électorale”, a déclaré Añez, lors de son premier jour de gouvernement, entourée par l’état-major des forces armées et de la police.

Les “autoproclamés” savent qu’ils ne pourront en aucun cas gagner des élections régulières, et ils ont donc décidé de passer à la phase suivante du coup d’état, qui consiste à bannir le MAS.

“Les pitites”(surnom que donnent les opposants au coup d’état à la bande de Jeanine Áñez) et les militaires se préparent à asséner le coup de grâce : ils ont d’abord banni Evo, maintenant ils vont rendre le MAS illégal.

En foulant au pied les accords conclus, et en laissant pantoisles Nations Unies, l’Union européenne., l’Église catholique et les parlementaires du MAS, qui, dans une attitude d’ingénuité suprême, ont cru aux putschistes.

Les États-Unis paieront les militaires et les policiers, les morts et les médias.

La population est démobilisée et fatiguée, ils ne manqueront pas cette occasion.

Vingt années de nuit vont revenir (et aucune lumière du jour)…

L’Aube insoumise réitère son appel à toutes les organisations humanistes et progressistes de l’Aube pour lever la chape de plomb qui pèse sur la tragédie bolivienne. Il n’est que temps… nos avons trop tardé à manifester notre solidarité !

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