L'Aube Insoumise

Pas grave, on réessaiera la prochaine fois

Je suis dans une colère noire…

Le plaisir des déchirements internes, des ambitions personnelles et des stratégies éculées pour en arriver à un état de dysfonctionnement achevé…

L’annulation de la visioconférence du 13 février, qui devait amener les Insoumis-e-s du Grand-Est à connaître (enfin!) leurs chef-fe-s de file n’est même plus un événement interne, c’est l’occasion de déballages larmoyants et contradictoires, à mots feutrés (c’est pas de ma faute, c’est les autres, etc…) sur les réseaux, sur la place publique. Si le ridicule tuait encore après quatre ans de Macronie, la FI du Grand-Est serait bien mal en point !

En fait, elle est bien mal en point et elle n’a pas besoin de Macron pour ça : elle s’en charge très bien toute seule…

Au point de produire cette capitulation en rase campagne sur la page Facebook officielle de l’Appel lancé par les Insoumis-e-s pour une fédération populaire dans le Grand-Est. Voyez plutôt !

Publié sur la page du Grand Est populaire le 14 février 2021 à 18 heures

Ainsi donc, il n’y a pas besoin de débat ! Il n’y a pas besoin de trancher ! La prétendue culture du consensus devient une manipulation bureaucratique comme on en a tant connu… On parle, on parle, et on ne fait rien ! Ou plutôt on fait ce qu’on a décidé dans les officines initiées…

Il est temps de rendre la parole aux GA... Je ne me sens plus lié par ces règles complexes édictées à unique fin de canaliser le débat à des fins électoralistes… Depuis le début, je me bats avec tou-te-s les camarades qui se battent pour redonner la parole aux Groupes d’Action.

Il y a quelques temps, j’avais lu ce texte de Barbara Stiegler :

“Qu’elles (l’auteur parle d’Assemblées Générales en facultés, mais ce pourrait fort être les réunions institutionnelles de la France Insoumise) sont à l’image de ce monde où au lieu d’applaudir, on fait tourner nos poignets en silence comme des petits moulins. Où l’on ne parle pas trop fort et pas trop vivement. Où l’on est bienveillant. Où l’on expose les points de vue comme autant d’atomes qui se croisent et s’esquivent. Et puis toujours, au bout d’une heure trente, le même constat dépité : on parle, on parle, on juxtapose patiemment les opinions de X et de Y, mais on na toujours rien décidé. Exaspérée, je me dis que ces règles sont des machines à détruire le pouvoir et la puissance. Et que c’est précisément pour cela qu’elles démobilisent presque tous ceux qui viennent assister aux AG. Ce soir en tout cas, elles sont en train de broyer impitoyablement le kairos qui se tenait pourtant là, fort et splendide, devant nous. Il n’attendait pourtant qu’à être saisi, et il est sous les yeux de nous tous démoli. Pas grave, me dit-on, on réessaiera la prochaine fois.”

Personnellement, un soir du printemps 2022, je n’aurai aucune envie de réessayer.

1 réponse

  1. anne dit :

    Je partage ton analyse et ta colère. Insoumission vis à vis des instances nationales ! Ces pratiques sont d un autre temps et faute d horizon désirable nous livre aux partis de la haine et de la réaction

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

aubeinsoumise@gmail.com
%d blogueurs aiment cette page :