La manif de la journée de la terre palestinienne
« Je pensais qu’il y aurait bien plus de monde »… Cette déception d’une militant venue de l’est du département était partagée par la cinquantaine de personnes réunies sur la place Jean Jaurès ce samedi 28 avril.
Après la prise de parole des organisations qui appelaient au rassemblement, la manifestation s’est déplacée de la place Jean Jaurès jusqu’à la place de l’Hôtel de Ville en faisant étape devant le marché, au rythme des slogans dénonçant l’horreur du massacre « Enfants de Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine! » et stigmatisant la complicité du gouvernement français « C’est avec nos armes qu’on assassine ! Arrêt, arrêt aux livraisons d’arme ! »
En honneur à la dignité et à la constance du peuple palestinien dans sa lutte contre la colonisation, un texte a été lu en clôture de manifestation : Naître Palestinien, d’Abu Samir, coordinateur des projets paysans depuis 2016 au sud de la bande de Gaza et correspondant de l’Union Juive Française pour la Paix.
« Naître Palestinien, c’est apprendre dès le premier instant à respirer dans un espace restreint, à trouver son équilibre dans un monde qui ne t’offre pas la stabilité. Non pas parce que la vie est naturellement dure, mais parce que tu te retrouves dans une réalité qui met à l’épreuve ta capacité à endurer avant même de te donner la chance de rêver.
Être Palestinien, c’est vivre son quotidien en sachant que la simplicité elle-même est devenue un privilège rare. Ce qui paraît ordinaire ailleurs devient ici de petites victoires dignes d’être célébrées. Ce n’est pas une vie facile à vivre, mais une vie qui se construit jour après jour, au milieu de tentatives constantes pour préserver ce qu’il reste de sens. Le Palestinien ne commence pas sa journée comme les autres. Il la commence avec une question implicite : que va-t-il se passer aujourd’hui ? (lire la suite en cliquant sur l’image






