Le scandale du cadmium
Comme le dit Manuel Bompard sur sa page Facebook, c’est une information qui devrait faire toutes les unes du pays. Il s’agit du scandale du cadmium… et l’alerte a été donnée en mars 2026 !
On peut ainsi lire sur le site gouvernemental vie-publique.fr un article intitulé : Surexposition au cadmium : comment réduire la contamination des aliments ?
L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) alerte les autorités sur la surexposition de la population au cadmium, métal toxique présent dans les sols et les aliments. Dans un rapport publié le 25 mars 2026, l’Agence demande l’intervention de l’État pour diminuer les teneurs trop élevées en cadmium dans les engrais phosphatés.
En 2025, près de la moitié (47,6 %) de la population adulte (18-60 ans) présentait des expositions au cadmium dépassant les valeurs sanitaires de référence constate un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), publiée le 25 mars 2026. Le rapport relève aussi « une imprégnation au cadmium préoccupante à tout âge, et cela dès le plus jeune âge ».
Reconnu cancérogène, mutagène et toxique pour la reproduction, le cadmium est un « contaminant préoccupant pour la santé publique ». Présent dans la nature, la toxicité du cadmium est liée à une trop forte quantité et à une dose cumulée dans le temps.L’Anses vient de publier un rapport qui devrait faire toutes les unes du pays : la contamination généralisée au cadmium issue principalement des engrais fait courir un risque d’explosion des cas de cancers.

Ce poison ne vient pas de nulle part : ce sont les engrais phosphatés massivement utilisés en France. Contrairement à la petite musique sur la prétendue surréglementation française, les doses autorisées de cadmium dans les engrais sont deux fois plus élevées que dans l’UE et même 5 fois plus que les recommandations et que dans d’autres pays européens.
C’est ce que rappelle Mathilde Hignet, députée LFI, dans la vidéo suivante.
Un parcours législatif difficile
Il est possible d’en sortir, l’Anses propose des solutions simples et indolores pour les agriculteurs. Cela suppose de s’opposer aux lobbys de l’agrochimie qui engrangent des milliards pour nous empoisonner. Le gouvernement a choisi la complicité : alors qu’il avait préparé un arrêté pour diviser par quatre les seuils de cadmium autorisés dans les engrais il y a 3 ans, il ne l’a jamais publié sous la pression des lobbys.
La représentation nationale s’est emparée du sujet de cette « bombe sanitaire » expression reprise par le député Benoît Biteau (Écologiste et social), qui est parvenu, en février, à faire adopter en commission et à une voix près une proposition de loi « visant à protéger l’alimentation des Français et des Françaises des contaminations au cadmium ».
La proposition n’ a été adoptée qu’à une voix près ! Soutenue par l’ensemble de la gauche, elle s’est heurtée à l’opposition du RN, de la droite, des groupes du bloc central (dont Horizons… on voit comment Edouard Philippe envisage de veiller à notre santé !) et est donc passée de justesse grâce à l’opposition de quelques députés du groupe central. L’ensemble des débats est lisible dans ce compte-rendu.
Comme le dit Manuel Bompard, « avec la France insoumise, les intérêts financiers de l’oligarchie ne passeront plus avant la santé des gens et le respect de l’environnement. Les responsables de ces scandales sanitaires devront rendre les comptes que les Français leur demandent. »
Soutenons les députés, interpellons les décideurs !
Devant cette inertie, et face à l’urgence, seul le mouvement citoyen pourra faire avancer les choses… C’est le but de la plate-forme scandalecadmium.fr où il vous est proposé d’interpeller Yaël Braun-Pivet pour qu’elle mette au plus vite cette loi à l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale.
