Le 1er mai doit rester férié !

Ce vendredi 10 avril, une proposition de loi sera examinée, dans le cadre d’une niche parlementaire machiniste (EPR), pour prétendument « permettre aux salariés de certains établissements et services de travailler le 1er mai ». Une loi inique, qui vise encore une fois à détruire les acquis du monde du travail…
Dans l’Aube, un rassemblement se tiendra devant la permanence de la députée LR Valérie Bazin-Malgras le 10 avril à 13 heures. Un appel à la grève est lancé pour que vous puissiez y participer (voir le tract de l’UD CGT)
La priorité elle n’est pas de faire travailler les gens plus mais elle est de partager le travail
Cette fable du volontariat a toujours été invoquée par le patronat pour atteindre au droit des travailleurs. C’est le sens de la mise au point faite par Thomas Portes lors du point presse du groupe LFI à l’Assemblée Nationale.
« Nous nous opposerons à cette loi inique ».
- parce que c’est une loi symbolique… attaquant les salariés, rien n’interdisant à l’heure actuelle aux artisans d’ouvrir leurs magasins ;
- parce que les mêmes ruses éhontées et éculées sont employées, comme l’augmentation du salaire ce jour-là. On l’a vu pour le travail du dimanche, où la rémunération, quand elle est augmentée, l’est en moyenne de 10 % par rapport à un jour normal.
- Enfin, parce que le 1er mai n’est pas la fête du travail, comme l’entendait le maréchal Pétain, mais la fête internationale des droits des travailleurs, en hommage constant aux victimes de la répression patronale à Chicago le 1er mai 1886 ou à Fourmies le 1er mai 1891. Alors, pour nous, ce sera toujours non au discours d’extrême-droite, même porté par l’extrême-centre !
De la résistance à la proposition
A cette occasion, les députés de la France Insoumise ont fait proposition d’instaurer des jours fériés supplémentaires :
- le 16 janvier, en référence à la publication en 1982 de l’ordonnance généralisant la cinquième semaine de congés payés. « Cela fait donc 44 ans que les salariés de France n’ont pas bénéficié de davantage de congés payés », justifie le groupe présidé par Mathilde Panot ;
- le 4 février, en commémoration du vote en 1794, par la Convention nationale, de l’abolition de l’esclavage dans toutes les colonies françaises ;
- le 18 mars, « en l’honneur de la Commune de Paris et en hommage aux morts de la répression pendant la Semaine Sanglante », qui s’est déroulée du 21 au 28 mai 1871 ;
- le 26 juin, en mémoire « de la sanglante répression qui s’est abattue » sur « les ouvriers mobilisés lors des journées de juin 1848 », qui « symbolisent la rupture de l’oligarchie française avec le projet d’une République sociale et émancipatrice » ;
- le 30 juillet, afin de « célébrer les amitiés ». « L’amitié est une notion politique au potentiel révolutionnaire », écrit La France insoumise, qui ajoute que « les relations amicales doivent être célébrées parce qu’elles favorisent l’épanouissement individuel et l’expression de la solidarité » ;
- le 4 août, en référence au vote en 1789, par l’Assemblée nationale, de l’abolition des privilèges féodaux des nobles et des membres du clergé ;
- le 22 septembre, « en l’honneur de la proclamation de la Première République », avec l’objectif de « valoriser ce moment marquant de notre histoire commune, qui marqua le début de la fin de siècles d’oppression féodale ».
Liste extraite de l’article LCP « Ces nouveaux jours fériés que LFI voudrait voir instaurés«
